Situation géographique
Située à 20 km au sud-est de Paris, sur le plateau de Brie, Lésigny bénéficie d'une bonne accessibilité grâce à la RN 104 (La Francilienne) et à la proximité de gares (RER E Ozoir-la-Ferrière, Pontault-Combault – RER A Noisiel, Boissy-Saint-Léger, Combs-la-Ville).
La commune de Lésigny a une superficie de 1 003,71 hectares. Elle compte 43 km de voies communales et 5,45 km de chemins ruraux.
Sa population est de 7 038 habitants. Les habitants sont appelés Lésigniens.
Lésigny appartient au Canton d'Ozoir-la-Ferrière et à l'Arrondissement de Torcy.
Situation de Lésigny place de la Mairie
Altitude 96,26 mètres
Latitude 48° 45' 56 Nord
Longitude 2° 38' 17 Est
Les quartiers
Le coeur village et les hameaux (Le clos des Arpents, Les allées de Médicis)
Villarceau (La Pomme Rouge, Le Domaine de Villarceau, Le Clos Saint-Yon, La Pomme Verte, Les Cottages de Villarceau, Les Jardins de Saint-Marc, Le Domaine du Petit Bois, Le Domaine de Lésigny)
Romaine (Résidence d'Ozoir, Parc de Grande Romaine, Clos Prieur sur Lésigny, Clos Vimont)
Les Demeures de Lésigny
Les Erables
L'Orée
Le Parc
Le Réveillon
Les monumentsAbbaye d’Hyverneau
Habitée par des moines et des paysans, elle a connu fortune et vicissitudes. Elle a été tour à tour embellie et transformée, ruinée et désertée, avant d'être aujourd'hui l'Hôtel Abbaye du Golf de Lésigny.
Hormis quelques murs extérieurs et la statue décapitée d'un roi biblique classée monument historique en 1995, peu de choses rappellent les origines de cet endroit datant des environs de 1200 mais en coulisse l'histoire est présente.
L'hôtel est entièrement assis sur les fondations de l'abbaye. Un dortoir spartiate se trouvait là où les clients dorment aujourd'hui dans des chambres douillettes. Une cuisine et un sellier glacial ont cédé la place à des salles de séminaire bien chaudes. Une église humide réunissant des moines à jeun et à genoux se situait à l'endroit où sportifs et hommes d'affaires partagent confortablement un bon repas.
Château de Grande Romaine
Romaine est un fief très ancien cité dans des textes du 13e siècle. Il a appartenu à l’abbaye de Saint Maur. Sous François 1er, la seigneurie appartient à un conseiller au Parlement de Paris. En 1559, une adjudication le fait revenir à Charles de Guise qui l’échangera avec l’Evêque de Paris contre la terre de Chevreuse.
En 1796, les ailes vétustes sont démolies, la cour prend sa forme arrondie actuelle et la tour octogonale est construite par l’architecte Visconti.
En 1791, il est mis en vente comme bien national, réduit à sa portion située sur Lésigny. De beaux jardins à la Française seront réalisés par Morel, paysagiste renommé.
En 14-18, le domaine servira de cantonnement aux soldats et d’hôpital pour chevaux. Acheté et remis en état en 1920 par M. Delaplace, il sera morcelé en 1968, sur une partie des terres seront construites des résidences, le château et son parc seront transformés en Country Club puis en hôtel-restaurant.
En 1998, Romaine accueille l’équipe de football du Brésil, lors de la Coupe du Monde. Ronaldo et ses camarades ont apprécié la tranquillité du parc, la piscine et le terrain d’entraînement spécialement aménagé pour eux. Ils tiendront jusqu’à la finale mais un journaliste brésilien superstitieux a imaginé d’éventuels fantômes en raison de l’ancienneté du château ! Depuis d’autres équipes de football se sont succédé au château : le Paris St Germain, l’OM, Lens, Rennes…
En 2001, le château de Grande Romaine est racheté par le groupe britannique P.G.L. pour y organiser des séjours pédagogiques et sportifs pour des élèves de 10 à 18 ans.
Château de Lésigny
Comme l’église, le château de Lésigny a été construit à l’époque de la Renaissance sur l’emplacement d’une ancienne forteresse médiévale entourée de douves et dont on ne sait presque rien.
Sous le règne de François 1er, la terre et le fief de Lésigny appartiennent à Louis de Poncher, secrétaire du roi depuis 1482, puis général des finances et trésorier de France.
De succession en succession il appartient à la famille Pierrevive et reçoit la visite de la reine Catherine de Médicis en 1573.
A la suite d'un procès entre les héritiers, le château est mis en vente par adjudication et acheté en 1613 pour 95 000 livres par Leonora Dori, dite la Galigaï, épouse de Concini, futur maréchal d’Ancre et proche de Marie de Médicis. Elle entreprend de grands travaux d'embellissements, aménage une orangerie, des jardins et fait construire la chapelle consacrée en 1615. Marie de Médicis vient en visite à Lésigny en septembre 1613.
Puis la roue de l’histoire tourne, les Concini tombent en disgrâce en 1617. Concini est assassiné dans la cour du Louvre le 24 avril 1617 et Leonora, jugée pour sorcellerie, est exécutée en place de grève le 8 juillet. Leurs biens sont confisqués et donnés à Honoré Charles d’Albert de Luynes, favori de Louis XIII.
Le duc de Luynes continue les embellissements du château, notamment pour les jardins et les pièces d’eau. Il décore une chambre en l’honneur du roi : on note plusieurs visites de Louis XIII.
En 1649, le château subit de grands dégâts pendant les troubles de la Fronde opposant les partisans du roi à ceux du parlement. Le château est ensuite mis en vente plusieurs fois.
En 1793, la duchesse d’Orléans (épouse de Philippe Egalité et mère du futur roi Louis-Philippe) succéda duc de Bourbon-Penthièvre.
En 1798, c’est la confiscation et la vente comme bien national.
Acheté et revendu plusieurs fois le château est acquis en 1822 par Charles Archdéacon qui sera maire de Lésigny en 1832. Il restera dans la famille et s’y transmettra de mère en fille durant près d’un siècle et demi.
En 1958, Jacques Lacroix, cofondateur du studio Harcourt, achète le domaine et mène pendant quinze ans de nombreux travaux de restauration : bâtiments, plafonds, charpente et couverture, jardins à la française. Lors de la revente en 1973, le mobilier est vendu aux enchères et dispersé. Après dix années d’abandon, et l’amputation de 15 hectares pour le tracé de la Francilienne, le parc et le château sont rachetés par M. Magnus. Il n’est plus habité mais sert de lieu de réception et de tournages (cinéma et télévision). Il est régulièrement ouvert à la visite lors des journées du patrimoine.
Eglise
Elle porte le nom de Saint Yon, prêtre et martyr qui fut martyrisé au lieu qui porte son nom près de Châtres (actuelle Arpajon) à une époque incertaine (3e siècle ?).
L’église se compose d’une nef unique à deux travées et d’un chœur terminé par une abside à trois pans avec trois fenêtres murées, le tout couvert de croisées d’ogives. A droite du chœur s’ouvre la chapelle seigneuriale carrée et éclairée par deux fenêtres. Malgré la présence de croisées d’ogives, l’ensemble du décor est de style Renaissance.
Les portes ont conservé leurs vantaux du 16e siècle. Le clocher octogonal et sa flèche s’appuient sur le milieu du bâtiment, disposition unique dans la région de style tourangeau. Le chœur de l’église est garni de lambris et de stalles (début 18e) et d’un grand retable (milieu 18e style rocaille) provenant de l’église de l’abbaye d’Hyverneau et installés en 1790. Les cloches d’origine ayant été fondues à la Révolution, la cloche actuelle, baptisée en 1735, provient également de l’abbaye. La sacristie a été construite au 17e siècle.
Il est probable que dès le 12e siècle il y avait une église à Lésigny, ce qui est certain, c’est qu’il y avait un curé en 1386.
L’église actuelle fut élevée sous François 1er à l’instigation de Louis de Poncher, trésorier du roi et qui avait acheté la terre de Lésigny en 1508. Elle fut consacrée en 1523 par François de Poncher, fils de Louis et évêque de Paris.
En 1800, les arbres du parvis sont remplacés par 12 tilleuls actuellement en place.
En 1822 fut construite une prison-refuge derrière l'église ; tombant en ruine, elle fut démolie vers 1970.
En 1920, la pendule offerte par Madame de Crèvecœur est installée dans le clocher.
L’église a fait l’objet d’une restauration (maçonnerie et vitraux) entre 1997 et 1998.
Lavoir et pédiluve
Le lavoir est situé dans la petite rue derrière l'église, dite rue de la Fontaine. On ne connaît pas la date exacte de sa construction, mais il a été rénové une première fois en 1837.
Quelques mètres plus loin, on y trouve le pédiluve où les chevaux venaient autrefois laver leurs pieds. En 1874, on refait le parapet du pédiluve et l'on crée une pierrée cimentée avec trois regards espacés de 15 mètres l'un de l'autre, ce qui permettait aux chevaux de descendre jusqu'au lavoir. Disparue sous les ronces et les broussailles, elle a été remise en état en même temps que le lavoir en 1976.
Monthéty, de l’abbaye à la foire
Dans le bois du même nom, sur le territoire de la paroisse de Lésigny, Maurice de Sully, évêque de Paris créa en 1167 l’abbaye de Monthéty, fondation confirmée par le pape Clément. Son existence fut éphémère : quelques décennies plus tard elle avait disparu ; ses terres et biens, ainsi que la gestion spirituelle et temporelle de la chapelle dédiée à la Vierge Marie revinrent à l’abbaye d’Hyverneau toute proche.
La poursuite d’un culte dans cette chapelle de Monthéty fit se créer peu à peu un pèlerinage le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge. Plus tard, en raison du grand nombre de fidèles attirés sur les lieux, une foire s’installe. Les droits financiers en étaient perçus par l’abbaye d’Hyverneau. La foire est officialisée en 1513 par Louis XII pour les 9 et 10 septembre. Elle durera jusqu’au 20e siècle, la foire aux bestiaux étant peu à peu complétée par une fête foraine et populaire.
Au 20e siècle, la Monthéty était devenue une simple fête foraine mais fort réputée ; dans les années 30, elle fut déplacée de l’autre côté de la RN4 puis disparut après la seconde guerre mondiale.
Il ne reste plus rien (de visible) des bâtiments de l’abbaye ni même de la chapelle. La maison en ruine qui se trouve dans les bois était un pavillon de chasse et de loisirs construit au 18e siècle sur un emplacement voisin.
La Monthéty subsiste dans la mémoire populaire, dans les écrits des historiens locaux de toutes époques et à travers de nombreuses cartes postales du siècle.
Domaine de Maison Blanche
Créé en 1530, le Domaine de Maison Blanche possède un château de style anglo-romain.
Le château a appartenu à Paul-Philippe Hottinguer, issu d’une famille de banquiers suisses et Maire de Lésigny de 1853 à 1860.
Madame Hottinguer, d’une grande bonté et propriétaire d’un certain nombre de lits à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, en faisait bénéficier les gens du village qui devaient être hospitalisés.
Aujourd’hui, la propriété comprend toujours un territoire de chasse clos, aménagé à l’époque pour la chasse de sangliers, chevreuils, gibiers à plumes… C’est un des 3 haras de la commune.
Les piliers de Villarceau
Sous Louis XII le hameau de Villarceau appartenait à Jehan Lordereau, son tombeau se trouve sous le parvis de l’église depuis 1567.
Villarceau qui s’écrivait Villarcel appartenait en 1608 à Favin Gueffier.
C’est l’abbé Chatelain qui écrit Villarceau et il y vit jusqu’en 1684 avec un parc, riche en plantations diverses.
En 1814 la terre devient la propriété du Duc de Cador qui en 1822 revend le château à Charles Maurice Archdeacon maire de 1832 à 1843.
Il utilise les pierres du château de Villarceau pour restaurer le château de Lésigny et transforme la Bergerie en magnifique « Cottage ».
La Bergerie, toujours habitée de nos jours, est une propriété privée.
La mairie, l’école
Divers locaux ont été successivement affectés à l’école. Nous connaissons les noms des maîtres d’école de la paroisse de Lésigny depuis 1664.
En 1791, le propriétaire du château, le Comte d’Eu Louis Charles de Bourbon,
duc de Penthièvre petit fils de Louis XIV, vendait au chirurgien, Monsieur
Muraour, plusieurs bâtiments situés, rue de la Fontaine. L’une de ces constructions devait fournir gratuitement une salle de classe avec la chambre au-dessus. Ce, jusqu’à la révolution où tout fut désorganisé.
Jusqu’en 1852, la classe a lieu dans un bâtiment tombant en ruine en place devant l’actuelle mairie. La propriétaire de ce bâtiment était la vénérable Madame Archdeacon, qui imagina un nouvel agencement.
Elle proposa au Maire, Monsieur Boscary de Romaine, de construire sur le même emplacement un bâtiment où seraient réunis : la classe, le logement de l’instituteur et la mairie.
Avant 1853, il n’y avait pas de Mairie à Lésigny.